Sans plan financier, vous épuiserez vos économies

Sans plan financier, vous épuiserez vos économies

Bien que le Canada figure toujours dans les listes des pays où il fait bon vivre, que notre espérance de vie se classe parmi les plus élevées et que notre système économique soit parmi les plus solides… penser à sa retraite donne des migraines.

Trop peu de Canadiens prennent le temps de se préparer adéquatement à la transition entre le travail, la préretraite et la retraite. Ils y pensent quelques fois, mais la plupart du temps, la pensée magique et la procrastination engourdissent les préoccupations.

Afin de se donner des idées, rien de mieux que de connaître ce que les autres font,. Au cours des derniers mois notre partenaire de nos mandats de gestion privée, Fidelity a interrogé près de 1400 Canadiens de 45 ans et plus. On y trouvait 47% de retraités et 53% de préretraités. Évidemment, ceux qui ont pris le temps de se faire un plan (30% des personnes sondées), sont plus relax et très satisfaits de leurs conditions. En sachant où ils s’en vont, les prévoyants peuvent associer le concept de retraite aux mots «liberté», «plaisir» et «amusement». À l’opposé les procrastinateurs et ceux qui improvisent les étapes cruciales d’une fin de carrière, associent la retraite à un important «stress financier».


Les canadiens sont optimistes

Parmi les belles surprises que cette enquête a démontrées, on peut souligner le fait que près de 60% des gens interrogés dans les 2 groupes croient que leur niveau de vie s’améliorera ou restera le même à la retraite.

Une grande proportion des Canadiens considèrent qu’ils seront moins agressifs et prendront moins de risque avec leurs placements. Évidemment, l’apport d’un conseiller est apprécié. Chez les retraités, 66% considèrent que leurs économies croissent ou sont stables avec un conseiller. Sans conseiller, ce chiffre tombe de 23%. Une donnée très importante pourra sécuriser les plus inquiets. Seulement 4% des retraités ayant le soutien d’un conseiller financier ou planificateur ont vu leurs économies s’épuiser. Sans l’apport d’un conseiller de confiance, 26% ont passé à travers leurs bas de laine. La gestion de fortune, petite et grosse est grandement facilitée par l’apport d’un professionnel qui vous épaule.

Parmi les services les plus appréciés, ont retrouve la planification financière et de revenu de retraite à 51%, la planification fiscale à 16%, autres objectifs d’épargne à 14% et la planification successorale à 8%. La planification des soins de santé et les assurances font aussi partie des conseils utiles.


Les 5 grands risques

Voici les 5 plus grands risques qui menacent nos retraites :

  1. L’inflation érode le pouvoir d’achat. Si vos placements rapportent moins que la hausse des prix, vous devrez diminuer votre niveau de vie.
  2. La maladie ou la perte d’autonomie entraîne des coûts imprévus. Sans assurance, vos épargnes peuvent se tarir à la vitesse de l’éclair
  3. Négliger sa diversification d’actifs peut engendrer de très mauvaises surprises. Tous les retraités doivent avoir une combinaison des plus grandes classes d’actifs. Se concentrer dans une seule, augmente considérablement les risques. Il faut avoir une répartition adéquate d’obligations, d’actions et de liquidité.
  4. Planifier ses retraits est primordial. Sans plan précis, on peut être tenté de retirer des sommes trop importantes pour nos moyens et ainsi hypothéquer nos vieux jours, voire épuiser nos fonds.
  5. Bien que l’on souhaite tous vivre le plus longtemps possible, survivre à ses économies est un risque en soi. Plus on vit vieux, plus on risque d’assister à l’épuisement de son fonds de retraite. À moins d’avoir bien planifié et d’avoir fait une répartition judicieuse par classe d’actifs et par produits. Rappelons que seulement 4 Canadiens sur 10 ont une part de leurs revenus de retraite protégée par un régime d’entreprise.

 6 points déterminants d’une belle retraite

En conclusion, voici 6 points à prendre en considération pour maximiser ses chances d’avoir une retraite paisible et agréable.

  • Déterminez ce que vous souhaitez comme retraite. Quand on sait ce qu’on veut, on est plus susceptible de l’obtenir.
  • Rédigez un plan de retraite. Ici, on ne parle pas d’improviser quelques tableaux Excel, mais bien d’un vrai plan professionnel où les moindres détails seront pris en compte. Vos REER, CELI, la RRQ, l’inflation, vos rendements de placements, la vente d’une propriété, l ‘espérance de vie…etc.
  • Prévoir travailler pendant sa retraite, ce n’est pas planifier. Vous pouvez envisager travailler pour le plaisir et non par obligation. Rien ne garantit que votre santé vous le permettra longtemps.
  • Trouvez-vous un conseiller de confiance. Ça presse. Toutes les statistiques vont dans la même direction. L’apport d’un conseiller ou planificateur augmentent vos rendements, diminuent vos impôts et améliorent les chances d’être à l’abri du besoin financier.
  • Ne présumez pas vos frais de subsistance. Il est faux de prétendre qu’à la retraite, tous les frais diminuent. Certains augmentent et de manière importante. C’est le cas des coûts liés aux voyages, aux assurances, aux divertissements et soins de santé.
  • Une maison n’est pas un compte d’épargne retraite. De nombreux Canadiens s’imaginent que l’absence de REER ou de CELI sera facilement comblée par la vente de leur maison au moment de la retraite. Présumer de l’état futur du marché immobilier est un jeu dangereux. Rien ne garantit que votre secteur d’habitation, votre quartier sera encore en demande dans 15 ans. Aussi, les effets de la démographie pourraient engendrer une augmentation importante de l’inventaire des maisons simimilaires à la vôtre. Les prix pourraient ainsi être inférieurs à la valeur d’aujourd’hui. Et ensuite, où irez-vous habiter? À quel prix?
Par | 2017-07-28T11:15:32+00:00 2014/08/09|